Saint Just



Saint Just est parmi les révolutionnaires du grand Vermandois une pièce maîtresse . Elève de l'école catholique, il sera retourné par la terreur et deviendra un de ses plus terribles exécutants : l'ange de la terreur
et même l'Archange de la mort pour Michelet et Archange de la terreur pour Malraux.
On trouvera ci-après un acte de la Commune de Blérancourt par lequel on constate que Saint-Just approché par des députés plutôt disposés à protéger l'église sera amené à jurer sa main au feu qu'il ne fait pas partie de cette faction et à brûler en autodafé l'écrit comprommettant . La violence de ce que l'on appellerait un "lavage de cerveau" aujourd'hui est à la hauteur des pratiques de l'époque nazi et l'entraînera au pire . Les têtes ne valaient pas cher, au moment des faits. ...La sienne finira quand même par tomber ..... en moins de quatre années .
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Pour voir ce document étonnant.


Saint-Just (1767 - 1794)

L'Ange de la Terreur

Fils d'un capitaine bourguignon, Louis Antoine Saint-Just étudie et écrit des vers à l'heure où la Bastille est prise...

S'enthousiasmant pour la Révolution et pour Robespierre, il doit attendre la chute de la monarchie, en 1792, pour être élu député de l'Aisne. Il lui reste alors moins de deux ans à vivre.

Le 30 mai 1793, il entre au Comité de Salut Public, un gouvernement d'exception sous la présidence de Robespierre. D'un fanatisme démesuré, il dénonce les députés girondins suspects de mollesse et prône la Terreur comme moyen de sauver la Révolution.

Il fait voter la loi des suspects qui permet d'arrêter ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Il proclame froidement : « Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».

Le 3 mars 1794 (13 ventôse An II selon le calendrier révolutionnaire), il monte à la tribune de l'Assemblée et propose au nom du Comité de Salut Public un décret en vue de recenser les indigents et de leur attribuer les biens enlevés aux contre-révolutionnaires.

Il fait valoir que cette mesure constituera une excellent propagande à l'étranger. C'est ainsi qu'il lance aux députés de la Convention : « On trompe les peuples de l'Europe sur ce qui se passe chez nous. On travestit vos discussions. On ne travestit point les lois fortes ; elles pénètrent tout à coup les pays étrangers comme l'éclair inextinguible. Que l'Europe apprenne que vous ne voulez plus un malheureux, ni un oppresseur sur le territoire français; que cet exemple fructifie sur la terre ; qu'il y propage l'amour des vertus et le bonheur ! le bonheur est une idée neuve en Europe »...

Son rôle fut considérable en 1793 et 1794. Député à la Convention, membre du Comité de salut public, organisateur de la victoire à l’armée du Rhin et à l’armée du Nord où il fut envoyé comme représentant en mission, penseur des institutions républicaines, mais également procureur impitoyable des Girondins ou des dantonistes, il incarne une Terreur fanatique, tout comme  Robespierre dont il était, du reste, l’ami le plus proche.

Énergique, Saint-Just va donner toute sa mesure aux armées où il rétablit la discipline et assure les approvisionnements par des réquisitions forcées et des sanctions en tous genres. Ainsi sauve-t-il la Révolution avec la victoire de Fleurus le 26 juin 1794...

Un mois plus tard, il sera arrêté et guillotiné ainsi que Robespierre et quelques autres.




Pour ceux que Saint-Just intéresse, il est recommandé de lire les écrits qu'il a laissés :

La premère lettre de Saint Just à Blérancourt 10/8/1790 où l'ambiteux et un peu fayot défend les intérêts de son pays et les siens .

Ces copies d'ouvrages proviennent de la Bibliothèque de Bavière.
Le premier de 1791 est une présentation, érudite et modéree du phénomène révolutionnaire.
Le second de 1794 alors que Saint Just a une position importante dans le mouvement de terreur, relate un litige entre hauts-dirigeants quant à la gestion des affaires et donc des magouilles, prises illégales d'intérêt; abus, etc,dans une société sans institution de justice solide ni cadres aptès à gérer, qui, de ce fait, vira vite vers le pire .

Esprit de la Révolution et de la constitution de France.

Rapport au Comité de Salut Public.

Pierre Victor Thuillier, son camarade de Blérancourt